mardi 26 mai 2009

Sucre la ville blanche

Après la rigueur de Potosi, Sucre à "seulement" 2950m d'altitude nous régale de sa douceur.

L'on prépare activement les festivités du 25 mai qui marqueront le bicentenaire de l'indépendance de la ville, libérée des espagnols par Simon Bolivar (tiens !) et le Maréchal Sucre (tiens, tiens !) : tout le centre est reblanchi de gré ... ou sous peine de sanctions et d'amendes de l'Alcaderia, nous explique-t-on.



La ville est LA Capitale du pays, même si en pratique, seule la Cour Supreme y siège encore, les autres institutions se trouvant à La Paz.


C'est aussi une ville universitaire dynamique où les idées du Che et de la révolution permanente y sont toujours bien présentes !


Au soleil couchant, nous nous balladons sur les toits de la ville : un moment de plénitude merveilleux.

mercredi 20 mai 2009

Potosi, ville de l'argent trop cher ... humainement !

Malgré 4000m d'altitude, il fait chaud à Potosi ... enfin à en voir les autochtones ...


... car pour nous ce sera plutôt des chocolats chauds, surtout le soir quand la nuit tombe (de même que la température) et que la ville s'illumine.

De jour comme en soirée, le marché de la feuille de coca va bon train. Pas plus que le café, la feuille mâchée est loin d'être une drogue, mais simplement un très bon stimulant. Elle aide à supporter fatigue et altitude. Tous les matins, nous nous en infusons quelques feuilles.


Potosi n'a pas bonne mine :
Pierre voulait depuis longtemps visiter les mines de Potosi, symbole universel de l'exploitation humaine : plus de six millions de morts dans ses veines. Potosi, source et genèse du capitalisme européen. Pierre, depuis longtemps, voulait voir, témoigner, dénoncer ! Et nous restons abasourdis d'apprendre que des tours sont organisés pour visiter ces entrailles de l'horreur ! Et qui plus est, les mineurs se montrent apparemment heureux de voir les touristes qui viennent les voir, comme au zoo, en leur jetant en guise de cacahuètes, des feuilles de coca, du chocolat, voir des détonateurs et de la dynamite pour leur permettre de mieux continuer leur asservissement : "Nous sommes mineurs de pères en fils. Nous en sommes fiers" disent-ils ! Les esclaves amoureux de leurs chaînes ... nous ne savons que penser mais nous n'irons pas nous joindre à la cohorte : on ne vous montrera donc pas les gueules noires du métal blanc !

Le Cerro Rico et sa célébre personification en généreuse matrone des nantis : montagne d'argent, montagne de larmes... montagne de larmes d'argent, montagne d'argent des larmes !

Et le sardonique sourire de l'Avarice, l'autre emblème de la ville, qui orne triomphalement le palais de la Moneda où durant des siècles s'est converti le minerai en lingot et le lingot en monnaie.

lundi 11 mai 2009

Le Sud-Lipez


Nous passons notre derniere nuit dans le salar dans un hotel aux murs de sel, aux lits de sel, aux tables de sel ... avant d'entrer dans le Sud-Lipez.

La visite commence aux portes du Salar. Suite a une secheresse, les communautes ont cherche d'autres moyens de subsistance - dont la recherche de tombes pre-incas... pour montrer aux touristes, nous dit-on (sic). Toujours est-il que durant ces recherches, les villageois ont decouverts une grotte incroyable : de la veritable dentelle de pierre calcaire.

Dans une "cueva" (grotte) toute proche, un cimetiere a aussi ete decouvert ... vide, nous dit-on aussi ! L'emplacement est neanmoins remarquable.

Le Sud-Lipez, c'est principalement des paysages grandioses et surprenants : volcans actifs,...
... concretions de pierres etranges sculptees par les vents et les siecles...


... ou encore sculptées bien involontairement par les nombreux 4x4 qui sillonnent la zone chargés de gringos comme nous.

Au vu de la qualité des pistes, nous nous felicitons d'avoir pris un tour et d'épargner ainsi notre propre véhicule.

Le dernier jour, nous allons voir des geysers. En fait, il s'agit du pendant bolivien des geysers du Tatio, vus il y a quelques mois déjà et encore l'une ou l'autre lagune au passage !

vendredi 8 mai 2009

On s'en ira dormir dans le Paradis Blanc !

Le Salar d'Uyuni : le plus grand salar du Monde ! Enfin, nous y voilà !
Pour ne pas risquer d'endommager notre propre véhicule, nous partons pour 4 jours. Non seulement dans le salar, mais également à travers le Sud-Lipez (prochain article... si les pc boliviens nous le permettent).

Nous serons avec Michael et Nicole : un couple de Suisse et avec Toralf et Yon, deux amis allemands. Tous les quatre biens sympas ! Nous sommes encadrés par Juan, notre guide et Magda : une divine cuisinière.


On élève les tas de sel avant de le récolter pour permettre au plus gros de l'eau de s'en échapper.
Jusqu'à l'horizon, des polygones blancs laissés par les pluies : mystère de la mathématique aléatoire.

L'intense réverbération et l'infini plan uniforme se prête à merveille à quelques fantaisies photographiques plus ou moins réussies.

Dans les "bofedales" (étangs) qui bordent le salar, les flamands roses sont dans leur élément.
Vu l'état des pistes que nous croiserons au-delà du salar, nous nous félicitons de ne pas avoir engagé notre propre 4x4, bien moins résistant que les Toyota Landcruiser.

Nous nous rendons au pied du Volcan Tunupa.

Le lendemain, nous en gravirons les pentes jusqu'au second mirador : une belle grimpette, mais un beau panorama nous récompensera : on peut vraiment voir l'immensité du salar !
Au milieu du Salar, se trouve une "île" couronnée de superbes cactées.

Uyuni : premiers pas en Bolivie

Les premiers contacts avec la Bolivie sont un peu rudes. Nous n'en attendions pas moins, mais a peine a la douane, et ensuite a chaque péage (pour pouvoir emprunter des pistes -oh combien- défoncées) nous retrouvons les sales manies des officiers de police qui mendient quelques Bolivianos (de plus) pour apposer tel ou tel tampon sur nos documents. Pierre ne s'en laisse pas compter et les éconduit plus subtilement que poliment. Cela nous mine cependant et il s'en est fallu de peu qu'on traverse le pays d'un trait sans s'arreter !
Nous découvrons notre premiere ville : Uyuni, et sa clock tower, point de départ des excursions dans le Salar.
Comme partout ailleurs, nous sommes, a nouveau, témoins de la foi des autochtones :

dans son église, oú trone son Christ musclé, leader des luttes agricoles, le pretre catholique bénit une image pieuse apportée par une fidele.

Il se proposera ensuite, bien aimablement, de nous bénir a notre tour. Heu, merci, c'est bien gentil ! Pourquoi tant d'"opium" au pays de la coca ?

C'est aussi le retour des marchés aux artefacts les plus diversifiés.
Un travail un peu original : la transformation des pieces de monnaies du monde entier en des bagues plus ou moins bien réussies. Comme souvenir, cela change du bonnet en tricot.
Ici, les classiques chaussures tous-terrains faites de vieux pneus; portées par les paysans locaux.
Et toujours des myriades de couleurs.