vendredi 27 février 2009

Road around the Torres del Paine



Nous avons fait halte deux jours à Puerto Natales et guettons sur le net une météo clémente pour nous mettre en route vers le mythique et fabuleux parc Torres del Paine.

Nous arrivons à ses portes en début d'après midi, mais préférons musarder dans les environs ...


... jusqu'au lendemain matin avant de prendre la décision de payer le prix d'entrée assez élevé et devoir coûte que coûte faire fi des hasards du temps.

Le lendemain, les Torres étant recouvertes de brumes, nous préférons nous en aller sans entrer et nous diriger enfin vers Ushuaia.

lundi 23 février 2009

Holiday on ice


Le clou du Parque de los glaciares est le Perito Moreno (du nom d'un géographe qui parvint à délimiter la frontière chilo-argentine au profit de ces derniers). Nous nous risquons à chausser des crampons et à aller y faire quelques pas.




On peut aussi observer le glacier depuis une série de passerelles installées sur la berge opposée.


L'une des attractions consiste à saisir un bon cliché d'un morceau de glace se détachant très régulièrement de la facade et s'écrasant à grands bruits et à grands remous dans le lac Argentino.

dimanche 22 février 2009

El parque de los glaciares

A El Calafate, nous rencontrons Dany et Claude.


Ce couple belgo-péruvien voyage dans un ancien véhicule 4x4 de la gendarmerie belge, entièrement aménagé par Claude. C'est un amoureux du Monde qu'il a parcouru sous tous les angles, les grands angles et les macros de ses appareils photos. C'est un vrai pro du cliché animalier. Dany est sa pétillante épouse, toujours de bonne humeur.





Nous partons en excursion en leur compagnie sur les puissants catamarans qui sillonnent le lago Argentino à la découverte des glaciers et les surprenants icebergs que ceux-ci produisent.

La couleur bleue n'est en fait qu'une illusion d'optique. La couleur varie en fonction de la densité de la glace. Plus la glace est dense, plus le bleu est profond, nous explique-t-on a bord.













Avec un ciel si bas qu'un 4x4 s'est perdu ...

A notre départ de Futaleufu, le ciel, resté si clément pour nous, se déchaîne. Nous choisissons de ne pas arrêter notre progression vers le sud tant que le temps ne se sera pas remis au beau fixe.

Nous faisons donc quelques +/- 1500 km en trois jours pour fuir les intempéries.

Tantôt la route est sineuse à souhait...


... où nous croisons sous un ciel sombre, une forêt inondée...

... un ciel gris s'accrochant aux blanches cîmes.


Malgré la nébulosité, une éclaircie nous offre ces paysages, qui forment un si bel écrin aux eaux turquoises du lac General Carrera.


Plus loin encore, l'asphalte est devenue piste et la courbe s'est faite rectiligne et s'enfuit jusqu'à l'horizon.

Nous y croisons des guanacos, la quatrième espèce de camélidés (lamas, alpacas, vigognes) vivant sur le continent.


C'est tantôt de la route asphaltée sous la pluie ...

...tantôt un regain de beau temps sur la piste amené par un vent violent qui prend alors le relai de la pluie pour nous tourmenter.


Au soir du troisième jour, nous arrivons à El Calafate, porte d'entrée du parc des glaciers.

jeudi 12 février 2009

Ballade dans les environs de Futaleufu.

Nous sommes de retour au Chili.

A Futaleufu, l'un des spots de rafting les plus réputés au monde, nous retrouvons Lynn, la copine sudafricaine de Pierre rencontrée à Johannesburg dix ans plus tôt. Elle travaille ici durant la saison touristique.










Nous partons pour quatre heures de ballade avec elle jusqu'à chez Benedicto qui a une fermette perdue au milieu des montagnes où il a aménagé quelques lits confortables. Le lieu est enchanteur, on se croirait chez Heidi.

Tous ceux qui prêchent le bio et en font finalement un marché plus rentable que vraiment écologiste, feraient bien de prendre exemple sur lui, qui sans grand discours, sans dreads locks babas, sans colifichet peacy, couvre sa table de mets délicieux. "Hecho casero", faits à la maison, dit-il simplement : l'eau de source, le pain, la confiture, de délicieux petits gâteaux, la viande, les légumes, bien sûr, tout, tout, tout vient de ses cultures, de son petit élevage. Il tisse aussi la laine sur deux grands métiers sortis tout droit du fond des âges : couvertures, bonnets, chaussettes, sacs : tout est hecho casero.

Benedicto parle de sa vie en pleine nature en toute simplicité et est tout heureux de partager son amour du grand air, tout en ne prônant pas, ne prêchant pas : il vit son truc et est ainsi le plus heureux des hommes. Longue vie à toi, Beni ! Merci de nous avoir ouvert, le temps d'une soirée, le temps d'une nuit, ton petit paradis secret.