Nous sommes de retour au Chili.
A Futaleufu, l'un des spots de rafting les plus réputés au monde, nous retrouvons Lynn, la copine sudafricaine de Pierre rencontrée à Johannesburg dix ans plus tôt. Elle travaille ici durant la saison touristique.
Nous partons pour quatre heures de ballade avec elle jusqu'à chez Benedicto qui a une fermette perdue au milieu des montagnes où il a aménagé quelques lits confortables. Le lieu est enchanteur, on se croirait chez Heidi.
Tous ceux qui prêchent le bio et en font finalement un marché plus rentable que vraiment écologiste, feraient bien de prendre exemple sur lui, qui sans grand discours, sans dreads locks babas, sans colifichet peacy, couvre sa table de mets délicieux. "Hecho casero", faits à la maison, dit-il simplement : l'eau de source, le pain, la confiture, de délicieux petits gâteaux, la viande, les légumes, bien sûr, tout, tout, tout vient de ses cultures, de son petit élevage. Il tisse aussi la laine sur deux grands métiers sortis tout droit du fond des âges : couvertures, bonnets, chaussettes, sacs : tout est hecho casero.
Benedicto parle de sa vie en pleine nature en toute simplicité et est tout heureux de partager son amour du grand air, tout en ne prônant pas, ne prêchant pas : il vit son truc et est ainsi le plus heureux des hommes. Longue vie à toi, Beni ! Merci de nous avoir ouvert, le temps d'une soirée, le temps d'une nuit, ton petit paradis secret.
1 commentaire:
Et dire que pendant ce temps là y'en à qui bossent..... C'est pas juste.... snif snif
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