Nous prenons la route vers Ushuaia. Je rassure les millénaristes : la fin du Monde est loin, très loin ... Mais néanmoins, la route est belle, bordée de millions de piquets délimitant l'infini des estancias.
Au bord du détroit de Magellan s'exposent les vestiges des vaillants navires ayant jadis affronté les embruns et courants hostiles de ce passage mythique entre l'Atlantique et le Pacifique.
Nous prenons le bac pour traverser le détroit et ...
... enfin, poser nos roues et nos pieds sur la Terre de Feu (ainsi nommée car Magellan y vit tout au long de la côte, lors de sa traversée, les feux des campements autochtones).
Néanmoins, 350 kilomètres nous séparent encore d'Ushuaia. Nous reprenons donc la route.
A notre grande surprise, la Terre de Feu est composée essentiellement de vastes étendues planes.
Nous y roulons jusqu'au soleil couchant...
... car oui, le soleil s'est couché. Nous sommes sans doute trop tard pour profiter de ces journées sans nuit propres, à la belle saison, à ces grandes latitudes.
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